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Comment le syndrome de Diogène et l’alcoolisme sont-ils liés ?

Pour beaucoup, le syndrome de Diogène n’est même pas considéré comme une vraie pathologie. Pourtant, quand les symptômes de ce trouble se cumulent à d’autres maladies comme l’alcoolisme, la situation se complique. Comment peut-on alors venir en aide à la personne atteinte ? Quelles sont les solutions envisageables pour le syndrome de Diogène lié à l’alcoolisme ? Nous allons les étudier dans cet article.

 

Quand le syndrome de Diogène se complique

 

Les éléments qui permettent d’identifier un syndrome de Diogène sont :

  • une accumulation compulsive d’objets variés (au point que les pièces de vie deviennent inaccessibles) ;
  • un rapport à l’hygiène faussé (tant pour le corps de la personne atteinte que pour son environnement) ;
  • des relations sociales inexistantes, menant à un isolement progressif.

Ces différents symptômes peuvent coexister à différents niveaux.  Le diagnostic n’est généralement posé que lorsque ces trois points atteignent des seuils critiques.

Cependant, les professionnels ont souvent relié d’autres pathologies au syndrome de Diogène. Il peut ainsi être associé à Alzheimer, à la paranoïa, à la schizophrénie ou à l’alcoolisme. L’état physique et mental de la personne touchée se dégrade alors de plus en plus, au point qu’il en devient difficile d’identifier un seul trouble.

 

Les points communs entre le syndrome de Diogène et l’alcoolisme

 

Le syndrome de Diogène et l’alcoolisme ont des ressorts communs, notamment dans leur aspect compulsif : la personne atteinte ne peut pas plus s’empêcher de boire qu’elle ne le peut d’entasser des objets.

De même, les patients ont souvent tendance à dissimuler les symptômes les plus marquants. Au début de la maladie, il pourra y avoir ainsi une seule pièce dévolue à l’accumulation, et les bouteilles d’alcool seront cachées. Le “diogène” est conscient du malaise que peut provoquer sa manie. Il n’est toutefois pas en mesure de la contrôler. 

Dans les deux cas, sans prise en charge, le patient aura beaucoup de difficultés à lutter contre ses syndromes, pour autant qu’il le veuille (ce qui reste rare).

 

Un cumul qui peut conduire à plus grave encore

 

Les spécialistes ont identifié par ailleurs de nombreux points communs entre un patient atteint du syndrome de Diogène et d’alcoolisme et un malade souffrant du syndrome de Korsakoff.

Dans les deux cas, ils notent :

  • un refus de l’aide proposée : les personnes atteintes n’ont pas conscience qu’elles ont des problèmes ;
  • un état proche de la dépression, lié à une quasi-apathie et une grosse tendance à la procrastination ;
  • un isolement de plus en plus important, qu’il soit au niveau social, familial ou même professionnel ;
  • un mépris de l’hygiène, avec un logement qui n’est plus nettoyé, pas plus que les vêtements ou le corps.

Le syndrome de Korsakoff induit, en plus des lésions au cerveau, une amnésie progressive. Or ce syndrome peut être provoqué par l’alcoolisme chronique. Aussi, il est d’autant plus important de réagir lorsque de tels symptômes viennent s’ajouter à ceux de l’alcoolisme. 

 

Dans tous les cas, il convient de ne pas laisser seules les personnes atteintes, car elles sont physiquement et mentalement incapables de réagir sans aide.

 

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